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Histoire de l'OIT

Les activités de l'OIT sont transférées à Montréal (1940)

Morrice Hall (a former Presbyterian university located on the campus of McGill University), ILO premises from August to November 1940, Montreal, 1940.Le déclenchement de la guerre n'a pas trouvé l'OIT non préparée. Le Conseil d'administration a pris les dispositions nécessaires pour que les activités se poursuivent même en cas de guerre. Le fait que la Suisse soit encerclée par les troupes d'occupation allemandes met néanmoins l'Organisation dans une situation précaire et ne lui laisse d'autre choix que d'établir un centre d'activité en dehors de Genève. Le Directeur du BIT, John G. Winant, était catégorique sur le fait qu'il ne devait pas devenir l'instrument des Etats totalitaires.

En août 1940, le gouvernement canadien accepta officiellement le transfert temporaire du personnel du BIT. Quarante membres du personnel de 18 pays ont été transférés. Un autre groupe reste à Genève pour continuer à prendre les dispositions nécessaires, tandis que les autres retournent dans leurs pays en tant que correspondants nationaux ou sont affectés à des succursales en vue de recueillir des informations intéressant le Bureau en matière de travail.

Une plaque commémorative a été dévoilée à l'Université McGill à Montréal le 14 septembre 1950: « En ces lieux, l'Organisation  internationale du Travail a transféré son siège pendant la guerre, en 1940, pour répondre aux généreuses invitations du gouvernement du Canada et de l'Université McGill. De cen centre, l'O.I.T. a dirigé jusqu'en 1948 son activité qui tend à promouvoir la paix dans le monde par la justice sociale. Cette inscription rappelle la profonde gratitude de l'O.I.T. à l'Université MacGill » (voir Inauguration d'une plague commémorative à l'Université McGill, Montréal, p.177).

(Photo: Morrice Hall (une ancienne université presbytérienne située sur le campus de l'Université McGill), locaux de l'OIT d'août à novembre 1940, Montréal, 1940).

Conférence de l'Organisation internationale du Travail, New York et Washington, 27 octobre - 6 novembre 1941

Le but et le caractère spécial de cette conférence ont été expliqués dans un télégramme et une lettre adressée par le Directeur par intérim aux gouvernements des Etats membres: "Conférence n'aura pas pouvoirs constitutionnels réguliers et adoption conventions internationales du travail pas envisagée mais réunion fournira occasion examen  général problèmes sociaux dans présente époque
critique ainsi que responsabilités Organisation dans présent et avenir. [...] »(voir Conférence de l'Organisation internationale du Travail, 1941, New York et Washington, DC, Compte rendu des travaux, page vi - Introduction).


La Conférence internationale du Travail a adopté une résolution proclamant que «la victoire des peuples libres dans la guerre contre l'agression totalitaire est une condition indispensable de la réalisation des idéaux de l'Organisation internationale du Travail» (Revue internationale du Travail, vol. 1, 1942, page 16). Une autre résolution a approuvé les dispositions économiques et sociales de la Charte de l'Atlantique. Ainsi, en 1941, l'OIT réfléchissait déjà aux mesures à prendre en ce qui concerne les problèmes qui se poseraient après la guerre.

Déclaration de Philadelphie (1944)

April-May 1944. The International Labour Conference meeting in Philadelphia.

En 1944, la 26e session de la Conférence internationale du Travail, réunie à Philadelphie, a adopté la Déclaration concernant les buts et objectifs de l'Organisation internationale du Travail, généralement appelée la Déclaration de Philadelphie. La déclaration a été incorporée en annexe à la Constitution de l'OIT telle que modifiée en 1946, remplaçant l'article 41 de la version précédente de la Constitution.


La Déclaration de Philadelphie, qui préfigurait et servait de modèle à la Charte des Nations Unies et à la Déclaration universelle des droits de l'homme, reste la charte des objectifs et des principes de l'OIT. Les recommandations énoncées dans la Déclaration doivent être considérées du point de vue le plus large possible: elles concernent non seulement le monde du travail mais aussi l'ensemble des êtres humains. La Déclaration s'adresse directement à «tous les êtres humains, sans distinction de race, de croyance ou de sexe».

(Photo: Conférence internationale du travail à Philadelphie, avril-mai 1944. De gauche à droite: une femme inconnue, le docteur PP Pillai (bureau régional pour l'Inde), Edward Phelan (directeur du BIT), M. Rubbins (représentant du BIT au Londres) et Hai Fong Cheng (Directeur du Bureau régional pour la Chine).)

Création de comités de commerce (1945)

Bien que la notion de comités de l'industrie ait été évoquée dès la Conférence de New York, en 1941, les comités du commerce ont été créés à la 94e session du Conseil d'administration du BIT, qui s'est tenue à Londres en janvier 1945. Leur but était d'adapter Les mécanismes et méthodes de l'OIT à la lumière des besoins urgents de l'après-guerre. L'Organisation avait l'intention de se concentrer sur certains secteurs plus que sur d'autres: « il est évidemment nécessaire d'aborder le probléme en choisissant, en vue de mesures immédiates, un petit nombre d'industries bien organisées qui présentent des problèmes internationaux importants et urgents »  (voir Procès-verbaux de la 94me session du Conseil d'administration, pp. 124-125).

  • Industries concernées (liste du gouvernement britannique): mines de charbon; fer et acier; ingénierie et industries connexes; bâtiment et génie civil; industries textiles; transport ferroviaire, routier et intérieur; quais; métiers de la distribution
  • Liste supplémentaire du BIT: produits chimiques; industries électriques; transport aérien; production et raffinage du pétrole
Les premières résolutions adoptées par les commissions du commerce ont principalement porté sur les questions suivantes:
  • travail, recrutement et formation;
  • conditions de travail, horaires de travail, congés payés;
  • les salaires;
  • plein emploi et production;
  • sécurité et santé;
  • relations industrielles.